Devenir le serviteur de Rāma : corpus dévotionnel et conscience historique télougous à l’île Maurice

To turn into Rāma’s servant :  devotional corpus and Telugu historical consciousness in Mauritius island

RESUME / ABSTRACT

Ce texte a pour sujet le corpus littéraire et la pratique qui sous-tendent la forme d’oraison rituelle télougouphone du Ramabhajanam, tel que tranmise dans la diaspora sud-indienne présente à l’île Maurice. Je défends l’idée que la figure de Ramadasu -auteur auquel sont attribués les poèmes chantés lors de la cérémonie- est essentielle pour comprendre la popularité de ses compositions depuis l’établissement du Ramabhajanam à Maurice, au début du 20ème siècle. Ces communautés télougouphones sont issues de la migration engagiste dans les plantations sucrières ; leur émancipation sociale trouve un écho dans les thèmes de l’entregent, de la punition et de la récompense présents dans l’hagiographie et l’œuvre de Ramadasu.

The subject of this paper is the literary corpus as well as the practice underpinning the Teluguphone ritual form known as Ramabhajanam, as it was transmitted in the South Indian diaspora settled in Mauritius island. I argue that the character of Ramadasu –author to whom is attributed the poems sung during the ceremony- is essential to understand his work’s popularity since the establishment of the Ramabhajanam in Mauritius in the early 20th century. As these Telugu-speaking communities reached Mauritius through the indentured labor system enforced by sugar plantations, their social emancipation echoes the themes of political go-betweeness, punishment and reward found in Ramadasu’s hagiography and compositions.

TEXTE INTEGRAL

La communauté télougoue de Maurice : origines, présent, politique.

Le 30 août 2019, la Mauritius Telugu Maha Sabha (MTMS) recevait comme invité de marque le chef du gouvernement mauricien, Pravind Jugnauth. Le parti au pouvoir dévoila un cadeau lourd de sens : huit chandeliers en bronze, de taille humaine. Offerts à chaque branche régionale de la MTMS, leur importance fut dûment soulignée : le support rituel comme le symbole même du Rāmabhajanam, « l’hymne (chanté) à Rāma » en langue télougoue. Dédiée au septième avatar du dieu Viṣṇu, cette cérémonie hindoue s’est transmise dans l’île depuis au mois quatre générations, ses origines remontant à des célébrations éponymes sur la côte de l’Andhra Pradesh [1,2].

À Maurice, le Rāmabhajanam repose traditionnellement sur la récitation mélodique de Rāmadāsu kīrtanam (« hymne1 du Serviteur de Rāma »), autour du Rāmaceṭṭu2 (« arbre de Rāma »), le grand chandelier signifiant la présence du dieu. Initialement célébré au mois de puraṭṭāsi 3, le Rāmabhajanam insulaire suit un calendrier rituel propre, marquant toute action de grâce souhaitée par les célébrants, qu’elle soit familiale, communautaire ou politique.

Le comité exécutif de la TMS signifia son but d’inscrire le Rāmabhajanam au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Premier ministre promit à l’assemblée l’aide de l’État mauricien pour ce projet. Cet échange de faveurs démontre bien l’importance d’un ensemble traditionnel pour la reconnaissance du Soi communautaire, à un point où l’ensemble demande avec succès d’être pris en charge par le communalisme4 d’État. Lors de cette soirée à laquelle j’assistais, l’un des dirigeants de la TMS vint me voir, me disant en kréol :

« Alors, comme ça, vous vous intéressez à Rāmadāsu5 ? Ah, ce grand saint, c’est la source même. Sans Rāmadāsu  kīrtanam, il n’y a pas de Rāmabhajanam. C’est bien, on l’oublie de plus en plus. Avez vous été au Bhadrāchalam ? Moi oui, j’ai vu le temple construit par Ramdas6, et le musée. C’est là d’où l'on vient, nous. »

Bhadrāchalam est un village dans les hautes terres de l’est du Telangana. La grande majorité des immigrants télougous vinrent à Maurice des régions côtières télougouphones de la Présidence de Madras. Ces origines sont attestées aussi bien par les registres de l’immigration engagiste [3,4] que par les noms et coutumes familiales [5,6]. Cette volonté de provenir du berceau du Rāmabhajanam n’est pas limitée à un seul propos. J’en ai été témoin plusieurs fois lors de mes recherches, cette origine présumée étant soulignée par le milieu associatif télougou à la radio ou à la télévision. Pour quelles raisons la légende et le corpus hymnique autour de la cérémonie se sont-ils enracinés si fortement, de l’île Maurice post-esclavagiste à ce jour ? Entre l’Inde du Sud et Maurice, entre archives historiques officielles comme familiales, lectures textuelles et entretiens ethnographiques, ma recherche soutient l’argument résumé ici. La figure de Rāmadāsu indexe symboliquement la conscience historique de nombreuses familles mauriciennes, de l’engagisme à l’affranchissement des contraintes de cet ordre politico-économique.

Fig. 1 :  Statue de Rāmadāsu au Telugu Saamskrutika Nilayam, ville de Rose Hill.
Fig. 1 :  Statue de Rāmadāsu au Telugu Saamskrutika Nilayam, ville de Rose Hill.

Rāmadāsu 

Surplombant Hyderabad, le fort de Golconda est le vestige le plus marquant du sultanat éponyme. Les geôles de la forteresse sont fréquemment visitées en pèlerinage par les dévots du poète et saint Rāmadāsu. Il aurait été emprisonné lors du règne du sultan Tanisha. Connu alors comme Gōpanna , le prisonnier aurait été le neveu de deux ministres hindous du souverain musulman. Issus de la caste des brahmanes Niyōgis, renommée pour ses érudits, les deux frères recommandèrent leur brillant parent pour être percepteur de la région de Bhadrāchalam. Arrivé à son poste, Gōpanna est interpellé par l’état de délabrement d’un grand temple de Rāma. Vouant une dévotion enflammée au dieu, le brahmane détourne l’argent de l’impôt royal pour rebâtir le lieu de culte et doter ses statues de parures. Pour ce crime, Gōpanna se retrouve en prison pour douze ans. C’est dans un cachot qu’il aurait composé plus de 300 kīrtanams dédiés à Rāma, pour l’implorer de le libérer. Le dieu serait apparu en rêve au sultan, et aurait remboursé la somme détournée. Gracié et désormais reconnu dans le royaume comme un saint et sous le nom de Rāmadāsu, le poète abandonne sa vie privilégiée pour devenir un chantre itinérant de Rāma à travers les terres du royaume. À la fin de sa vie, Rāmadāsu serait littéralement monté au séjour du dieu Viṣṇu.

Peu d’éléments attestent de l’historicité de la vie de Rāmadāsu, telle que racontée dans le contexte dévotionnel vishnouïte télougou. Près d’un siècle après sa vie présumée, la composition de plusieurs opéras centrés sur la personne du saint témoigneront de sa popularité grandissante [7].

La tradition impute le culte de Rāmadāsu à l’action de ses deux plus fervents dévots. Le premier, Tyāgarāja, est reconnu aujourd’hui comme le plus important compositeur de musique dite carnatique. Il rend hommage à Rāmadāsu, le présentant comme son modèle. L’œuvre lyrique comme les biographies de Tyāgarāja (1767-1847) cultivent les ressemblances entre les deux hommes, établissant ainsi le statut culturel de vāggeyakāra (« chanteur itinérant ») selon une lignée de personnages aux traits communs : une dévotion vécue à travers la poésie et la musique ; le refus des honneurs ; les foudres du pouvoir royal.

Le deuxième dévot, Tumu Narasiṃha Dāsu (dates incertaines, 19ème siècle), est le compilateur de la Rāmadāsu  Charitra (RC). Lui-même le sujet d’une biographie pour ce fait, Narasiṃha Dāsu aurait parcouru toute l’Inde du Sud en quête d’informations sur la vie de Rāmadāsu . Lors d’un naufrage, il se serait laissé mourir par noyade pour émuler jusqu’au bout son héros [8].

À travers ses propres dévots, Rāmadāsu occasionne une mise en abîme de la dévotion parfaite et de ses heurts. Le serviteur d’un dieu est un intermédiaire entre la divinité et ses fidèles, comme un ministre entre son roi et le peuple. La popularité des kīrtanams de Rāmadāsu prend de l’ampleur au 19ème siècle, dans un pays télougou où le Niẓām d’Hyderabad7, le pouvoir britannique et la hiérarchie nobiliaire hindoue – rois comme potentats villageois - doivent réinventer à leur propre usage les règles et codes du système royal. Il repose sur un réseau de plus en plus influent d’interprètes, de collecteurs d’impôts, d’officiers militaires, de professeurs et ministres. Liée à la modernité coloniale, cette classe s’investit dans le patronage des temples et le mécénat littéraire, entre succès et scandale, grâce et disgrâce.

Le Rāmabhajanam

Le Rāmabhajanam (RB) mauricien suit généralement l’ordonnancement suivant. Marquée par l’allumage des lampes du Rāmaceṭṭu , la cérémonie début généralement à 18h, se terminant à 6h le lendemain, après toute une nuit de prières, d’offrandes et de chants. Ces derniers sont accompagnés traditionnellement par des cymbales, comme c’est le cas dans l’Andhra côtier [9,10]. Depuis les années 1920, à Maurice, se sont ajoutés violon, harmonium et tabla8. Depuis cinquante ans, les RB peuvent aussi bénéficier de l’ensemble instrumental propre au concert carnatique – tampura, vina, tambours, considéré musicalement plus savant, aussi plus fidèle à la tradition musicale sud-indienne dite « classique ». Après toute une nuit de chant hymnique, la lampe est déposée auprès d’un point d’eau, avec les offrandes de bananes et d’argent reçues par la divinité. Elle prend symboliquement « le large » après être descendue parmi ses dévots9.

Fig. 2 : Photo prise à la cérémonie organisée par la famille Dalliah, village de Plaine des Roches. Remerciement à Reena Dalliah pour l’utilisation de l’image.
Fig. 2 : Photo prise à la cérémonie organisée par la famille Dalliah, village de Plaine des Roches. Remerciement à Reena Dalliah pour l’utilisation de l’image.

On retrouve ces mêmes structure et organisation rituelles pour la fête dite Govinden, célébrée par les Tamouls de Maurice dans le strict cadre du mois de puraṭṭāsi, alors que le calendrier du RB dépend du choix de ses pratiquants. Les chants du Govinden sont eux en tamoul, et portent surtout sur les personnages divins de Kṛṣṇa et Mahāviṣṇu.

« Rāmabhajanam et Govinden, c’est pareil. Mais faut pas le dire trop fort », me fait part une interlocutrice tamoule en novembre 2020. En septembre 2019, le membre d’une société télougoue me dit : « Les Tamouls ont copié le Govinden sur le Rāmabhajanam, c’est nous les premiers. » Cette affirmation est souvent inversée chez de nombreux Tamouls. Il reste à établir vraiment les origines et influences mutuelles entre les deux traditions, mais ces propos témoignent déjà d’un entremêlement historique se déployant contre le discours communaliste sur des ancestralités tamoules et télougoues séparées. De nombreuses histoires familiales confirment ces liens, comme celle de Madame S10, nonagénaire, d’après l’entretien réalisé en décembre 2020 chez elle, au village de Surinam, dans le sud de l’île. « Mon père était d’origine télougoue mais marié à une Tamoule. Il était érudit dans les deux langues. On le faisait venir pour célébrer le Govinden aussi bien chez les Tamouls que chez les Télougous. »

Sa fille l’interrompit : « Tu veux dire le Rāmabhajanam, si c’est télougou ».

-Ah oui, enfin bon, c’est la même chose. C’est la langue qui change.

« Rāma, c’est Viṣṇu, donc tout bhajanam pour Rāma, pour Viṣṇu ou autre avatar, c’est bon. C’est donc un Rāmabhajanam », me dit Monsieur S., professeur sexagénaire de télougou dans un établissement secondaire et responsable d’une association culturelle, lors d’un entretien en septembre 2019 chez lui, à Saint-Pierre, au centre de Maurice. « Déjà avant, à l’époque de mes parents, on invoquait n’importe quel avatar de Viṣṇu. Lorsque minuit sonnait, on chantait des lālīpāṭalu11 pour le bébé Kṛṣṇa ; comme ça berçait aussi les enfants qui avait veillé toute la nuit », me dit Monsieur B., enseignant retraité, septuagénaire, lors de notre rencontre de décembre 2020 dans l’est de l’île.

« Mais attention, la base du Rāmabhajanam, c’est les chansons de Rāmadāsu. Aujourd’hui, c’est du n’importe quoi, avec tout ce qui vient des films. Pourquoi pas après tout ? Mais il faut un Rāmadāsu kīrtanam », précise Monsieur S.  « Le saint Rāmadāsu , le Rāmadāsu kīrtanam, c’est ce qui fait le Rāmabhajanam », me dit Monsieur B. avant de se lancer dans le chant impromptu d’une strophe télougoue qu’il traduit aussitôt entre deux sanglots.

Tu étais là sur le chemin d’Ahalyā, tu étais là parmi la grande assemblée pour Draupadī, alors pourquoi ne me réponds-tu pas quand je t’appelle, ô Rāma12.

Comme d’autres interlocuteurs de son âge, B. s’empresse de me raconter toute l’histoire de Rāmadāsu en détail. C’est la voix de nouveau prise de sanglots qu’il me raconte l’emprisonnement de Rāmadāsu , « quel trauma il a vécu, pour le mettre en chanson. » Plus tard dans la conversation, B. me parle de la vie sur les plantations à l’époque de ses parents et grands-parents. « Les gens travaillaient d’arrache-pied, six jours sur sept. Le samedi soir, les familles se retrouvaient, quitte à faire la route en charrette. Mes tantes chantaient toutes des hymnes à Rāma. Une manière de se soulager de leurs traumas. »

Entre ces entretiens et la reconstitution archivale du monde communautaire télougou de Maurice, la pertinence symbolique de Rāmadāsu se précise.

Histoire et mémoire

Fin novembre 2019, je consulte les trois livres télougous de la collection du Folk Museum of Indian Immigration, au Mahatama Gandhi Institute (MGI). L’un deux est une édition du RC, publiée en 1936. L’ouvrage détaille la vie de Rāmadāsu, listant plusieurs prières à Rāma et kīrtanams du saint. L’exemplaire aurait appartenu à un érudit télougou qui enseignait sur une plantation avant l’indépendance13. A la page 34, une gravure rend compte de l’empressement des fonctionnaires aux ordres de Rāmadāsu.

Fig.3 : Śrī rāmadāsu cāritraṁ (1938), détail de la page 34. Consultation de recherche disponible au musée du MGI, Moka.
Fig.3 : Śrī rāmadāsu cāritraṁ (1938), détail de la page 34. Consultation de recherche disponible au musée du MGI, Moka.

À travers notamment la TMS- autrefois Andhra Maha Sabha- et les associations d’enseignants télougous, la mémoire communautaire institutionnelle fait du RB et du culte de Rāmadāsu un apport des premières générations d’immigrants, entre 1820 et 1907. Ce n’est pas impossible, compte tenu de la présence de RB villageois parmi les castes d’agriculteurs et pêcheurs de la côte Andhra14. Comme l’affirme Monsieur B., la récitation de RB et de RK ont sans doute fait partie de rassemblements familiaux depuis plusieurs générations. Ma recherche indique cependant qu’en tant que célébration formelle, les premiers RB datés se déroulèrent dans les années 192015. Cette décennie et la suivante coïncident avec la consolidation de regroupements associatifs militant pour une identité communautaire distinctement télougouphone vishnouïte, séparée du contingent immigrant tamoul, dont les temples et les écoles du soir dominaient la population sud-indienne de Maurice jusqu’alors. Le RB devient un point de chute pour cette conscience de groupe. L’arrivée de troupes de théâtre indiennes, comme l’importation de livres télougous, ont possiblement réaffirmé la connaissance de la RC, et le culte de Rāmadāsu, figure particulièrement populaire de corpus théâtraux et littéraires de cette époque.

Dans l’île coloniale sortant de l’engagisme, les dirigeants de ces nouvelles sociétés télougoues étaient souvent des sirdars (régisseurs) et marqueurs (comptables et gérants de main-d’œuvre), sur les domaines agricoles, souvent devenus eux-mêmes planteurs. Ces professions étaient intermédiaires entre d’un côté un pouvoir sucrier-blanc ou indien-quasi-nobiliaire, et de l’autre une main-d’œuvre précaire dépendante de ce système de patronage. Le culte de Rāmadāsu prend racine dans le mécénat de ces contremaîtres et petits planteurs, dans ce qui semble avoir été une performance de mimétisme du dévot parfait de Rāma. Les thèmes de l’enfermement et de la libération présents dans les RK, font écho à la longue sortie de carcéralité d’une société de plantation16. Cette émancipation a été aidée par les groupes intermédiaires [12,13]. Pour les descendants d’engagés dans l’île Maurice, des années 1920 à ce jour, la poésie du destin contrarié que chante Rāmadāsu fait écho à leur mutation sociale contrariée.

Histoire et mémoire

Souvent chanté lors des cérémonies, un hymne du saint emprisonné commence ainsi :


« Rāma jōgi mandu konarē  pāmarulārā, Rāma jōgi mandu konarē ».

Vous êtres ignorants, pourquoi ne prenez vous pas le remède offert par Rāma Jōgi.

Après avoir fredonné ce vers lors d’un de nos entretiens, Monsieur S. explique : « Rāma Jōgi, c’est le Yogi Rāma. Est-ce que c’est Rāma déguisé en yogi, est-ce que c’est un yogi qui est un dévot de Rāma, donc Rāmadāsu lui-même ? Tout à la fois peut-être. Le remède c’est le kīrtanam qu’on chante, qui apporte la bénédiction. Et puis vous savez, avant il y avait beaucoup d’épidémies, il fallait distribuer des médicaments ». Il marque une pause et ajoute. « Vous savez, il y avait aussi un sirdar très connu dans le passé qui s’appelait Ramajogi ».

Le Rāmabhajanam est bien une mise en abyme de l’être social et de sa mémoire.

Remerciements

Cet article doit beaucoup aux conseils et informations précieuses de Jayadheer Tirumala Rao à Hyderabad, Roshni Mooneeram et Daniel Negers à Paris, Reena Dalliah, Ramsamy Appadoo, Rowin Narraidoo et Ashok Beemah à l’île Maurice. Un remerciement particulier aux familles Somiah, Jogannah, Beemah, Appadoo et Sanyasi pour leur accueil, et à la famille Dalliah pour son invitation à une cérémonie de Ramabhajanam, d’où proviennent les illustrations photographiques de ce texte.

Notes

  1. Pour faire référence à une invocation dévotionnelle lyrique, bhajanam et kīrtanam sont deux termes interchangeables.
  2. Aussi communément appelé Garudastambham, « pillier de Garuda », homme-oiseau sur lequel voyage Viṣṇu.
  3. Mois du calendrier sud-indien hindou, correspondant à la période entre mi-octobre et mi-novembre dans le calendrier grégorien. Ce mois est traditionnellement dédié à plusieurs jeunes et fêtes vishnouïtes.
  4. Terme mauricien issu de la sociologie politique indienne, faisant référence à un communautarisme officiel, pleinement reconnu par la société civile, les institutions religieuses et l’État.
  5.  Le nom, en fait un titre, signifie « Le Serviteur de Rāma »
  6. Prononciation hindie de Rāmadāsu, souvent utilisée en kréol mauricien.
  7. Dynastie royale musulmane ayant remplacé le sultanat de Golconde, et dont le règne s’est étendu jusqu’à l’annexion du régime par le gouvernement indien de 1720 à 1948.
  8. Ces instruments ont été popularisés par les troupes de théâtre parsies venues de Bombay, comme par les chansons des premiers films parlants du cinéma hindiphone.
  9. Dans la mythologie vishnouïte, le séjour divin est un océan infini, de lait ou d’eau, dépendant des versions.
  10. Ces noms en lettre respectent la volonté de certains interlocuteurs de rester anonymes.
  11. « berçeuses » en télougou.
  12. Ma traduction à partir du kréol. Monsieur S ne pouvait pas se souvenir du titre exact du poème.
  13. Je dois cette information au Dr Ramsamy Appadoo, chef du département télougou du MGI.
  14. Accompagnant en Andhra côtier mon co-directeur de thèse Daniel Negers, j’ai pu moi-même écouter en janvier 2020 la récitation chantée de compositions attribués à Rāmadasu dans le village de Georgepeta, près de Yanaon.
  15. Cette datation provient de mes discussions avec les familles Jogannah, Appadoo et Sanyasi.
  16. La grande majorité des Indo-Mauriciens descendant d’ouvriers agricoles engagés, l’espace de la plantation a fortement structuré la conscience sociale, culturelle et politique du monde hindou insulaire.

Références bibliographiques

[1] Herrenschmidt O. Les meilleurs dieux sont hindous. Lausanne ; Paris : L’Âge d’homme ; 1989.

[2] Sokappadu R. Festivals, religious practices, and traditions of Telugus in Mauritius. Port Louis : R Sokappadu ; 1992.

[3] Aapravasi Ghat Trust Fund. Angaje: explorations into the history, society and culture of indentured immigrants and their descendants in Mauritius. Port-Louis ; 2013.

[4] Peerthum S & Gopauloo N. They came to Mauritian Shores: the life-stories and the history of the Indentured Labourers in Mauritius (1826-1937). Port-Louis : Apravasi Ghat Trust Fund ; 2017.

[5] Sokappadu R. Festivals, religious practices, and traditions of Telugus in Mauritius. Port Louis : R Sokappadu ; 1992.

[6] Sokappadu R. The Telugus of Mauritius. Port Louis : R. Sokappadu ; 1997.

[7] Rao BR. Ramadasu. New Delhi: Sahitya Akademi ; 1991.

[8] Rao BR. Ramadasu. New Delhi: Sahitya Akademi ; 1991.

[9] Herrenschmidt O. Les meilleurs dieux sont hindous. Lausanne ; Paris : L’Âge d’homme ; 1989.

[10] Sokappadu R. The Telugus of Mauritius. Port Louis : R. Sokappadu ; 1997.

[11] Herrenschmidt O. Les meilleurs dieux sont hindous. Lausanne ; Paris : L’Âge d’homme ; 1989.

[12] Herrenschmidt O. Les meilleurs dieux sont hindous. Lausanne ; Paris : L’Âge d’homme ; 1989.

[13] Claveyrolas M. Quand l'hindouisme est créole: plantation et indianité à l'île Maurice. Paris : Éditions de l’EHESS ; 2017.

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